Né en 17 à Leidenstadt
Cet été j'ai lu en même temps deux livres sur l'Occupation :
Suite française, un roman d'Irène Némirovsky fait en quelque sorte la chronique de la débacle de 40, de l'exode, et du début de l'Occupation...c'est très troublant d'imaginer que ce récit brillant n'a que très peu de recul historique sur la période décrite...Quand nous on le lit on sait que ça va prendre fin, que l'horreur va s'arrêter, non sans pertes et fracas certes...Mais Irène Némirovsky n'a pas pu écrire son oeuvre jusqu'au bout car elle est morte en pleine écriture, déportée parce que juive. J'ai été fascinée par le récit de l'exode surtout : du jour au lendemain on doit quitter sa vie tranquille sans savoir quand on reviendra, se jeter sur les routes avec quelques bagages, dormir à la belle étoile, manger son dernier quignon de pain...tout ça dans une ambiance de loi du plus fort qui signe le début de la fin de l'humanité. Plus tard, quand les troupes nazies sont bien installées, Irène Némirovsky évoque l'ambiguité possible des relations avec l'occupant qu'on côtoie au quotidien : après tout les soldats allemands sont aussi des hommes avec lesquels ont peut se lier d'amitié ou d'amour et il n'est pas toujours si évident de faire passer la défense de la France avant les sentiments...
La Rose et l'Edelweiss : ces ados qui combattaient le nazisme 1933-1945 de Roger Faligot explore de manière très accessible (mais hélas parfois un peu "fouilli") un aspect méconnu et pas du tout valorisé de la résistance au nazisme, celui de l'engagement des jeunes, et ce à travers toute l'Europe. Pour ce qui est de la résistance au nazsime en Allemagne on connaissait déjà La Rose Blanche animé par des étudiants allemands, dont Hans et Sophie Scholl. On connait moins les Pirates de l'Edelweiss, un réseau répandu sur tout le territoire allemand, issu des organisations de jeunesse de type scout et dont beaucoup de membres ont payé de leurs vies des diffusions de tracts et des sabotages. Guy Moquet, l'Affiche Rouge, mais aussi les manifestations de lycéen-ne-s pour le 11 novembre et la Main Noire qui a agi à Strasbourg, les jeunes français-es n'ont pas été en reste...ni les Anglais, ni les Russes, ni les Polonais...ni les jeunes des camps de concentration. Ce qui qualifie cette résistance de la jeunesse c'est sa spontanéité, son jusqu'au boutisme...de quoi faire honte aux adultes, et d'après Roger Faligot c'est pour cela que l'on a fait si peu d'honneur à ces jeunes résistant-e-s.
Il peut arriver qu'on se pose la question de ce qu'on aurait fait nous, sous l'Occupation. Je me souviens de la soeur d'une copine qui savait qu'elle en aurait été, de la résistance...Moi je ne suis pas si sûre pour mon cas personnel, la perspective de la torture et de la mort ça refroidit...Et de toutes façons, je ne sais pas si c'est utile de se poser cette question : la résistance c'est aussi aujourd'hui que c'est possible...
La Rose et l'Edelweiss : ces ados qui combattaient le nazisme 1933-1945 de Roger Faligot explore de manière très accessible (mais hélas parfois un peu "fouilli") un aspect méconnu et pas du tout valorisé de la résistance au nazisme, celui de l'engagement des jeunes, et ce à travers toute l'Europe. Pour ce qui est de la résistance au nazsime en Allemagne on connaissait déjà La Rose Blanche animé par des étudiants allemands, dont Hans et Sophie Scholl. On connait moins les Pirates de l'Edelweiss, un réseau répandu sur tout le territoire allemand, issu des organisations de jeunesse de type scout et dont beaucoup de membres ont payé de leurs vies des diffusions de tracts et des sabotages. Guy Moquet, l'Affiche Rouge, mais aussi les manifestations de lycéen-ne-s pour le 11 novembre et la Main Noire qui a agi à Strasbourg, les jeunes français-es n'ont pas été en reste...ni les Anglais, ni les Russes, ni les Polonais...ni les jeunes des camps de concentration. Ce qui qualifie cette résistance de la jeunesse c'est sa spontanéité, son jusqu'au boutisme...de quoi faire honte aux adultes, et d'après Roger Faligot c'est pour cela que l'on a fait si peu d'honneur à ces jeunes résistant-e-s.
Il peut arriver qu'on se pose la question de ce qu'on aurait fait nous, sous l'Occupation. Je me souviens de la soeur d'une copine qui savait qu'elle en aurait été, de la résistance...Moi je ne suis pas si sûre pour mon cas personnel, la perspective de la torture et de la mort ça refroidit...Et de toutes façons, je ne sais pas si c'est utile de se poser cette question : la résistance c'est aussi aujourd'hui que c'est possible...
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