Mon amie la rose
Quelques images du film "Le nom de la Rose" t'ont fait revenir ce soir à ma mémoire, tout juste 16 ans après ta mort, jour pour jour, comme un hommage. Tu nous l'avais montré dans le cadre du programme d'histoire de 5ème, avant d'être arrêtée pour soigner un cancer qui a fini par te tuer. Mais à 13 ans la mort on n'y croit pas trop et j'ai toujours pensé que tu reviendrais nous faire cours. Au début je t'aimais pas trop car tu m'appelais Boucles d'Or, j'avais horreur de ça. Mais c'est grâce à toi que j'ai compris le calcul des siècles et que l'Afrique n'était pas un pays. C'est bête mais quand on débarque de sa campagne en 6ème, ya des évidences qui n'en étaient pas, et faut du boulot pour rattraper ce déficit culturel...merci de m'avoir aidée dans ma soif de savoir et de réussir. Jamais je n'oublierai le 20/20 de l'exposé sur Alexandre !
Au début de ton absence toute la classe t'a envoyé des petits mots, puis peu à peu je t'ai écrit personnellement, tu as été une des premières victimes de mes envies de correspondance ! J'espère que ça t'a distrait mes préoccupations d'ado quand tu étais sur ton lit d'hôpital. Tu m'évoquais ta souffrance, morale et physique, mais avec beaucoup de classe et d'humour.
Quand j'ai pu aller sur ta tombe, plus d'un an après ton enterrement, j'ai compris que tu étais sûrement décédée assez seule, et que ça avait dû être plus que compliqué pour ta fille de 20 ans environ : il s'agissait d'un simple rectangle de terre, sans pierre tombale, avec juste une plante...
A l'heure des conflits avec les parents, des interrogations sur mon parcours scolaires et des premières questions existentielles tu m'as manquée, énormément...J'ai quand même mené ma barque, mais sans doute que ton soutien d'adulte bienveillante aurait un peu changé ma vie. Je suis heureuse de t'avoir connue, et je pense souvent à toi.
Au début de ton absence toute la classe t'a envoyé des petits mots, puis peu à peu je t'ai écrit personnellement, tu as été une des premières victimes de mes envies de correspondance ! J'espère que ça t'a distrait mes préoccupations d'ado quand tu étais sur ton lit d'hôpital. Tu m'évoquais ta souffrance, morale et physique, mais avec beaucoup de classe et d'humour.
Quand j'ai pu aller sur ta tombe, plus d'un an après ton enterrement, j'ai compris que tu étais sûrement décédée assez seule, et que ça avait dû être plus que compliqué pour ta fille de 20 ans environ : il s'agissait d'un simple rectangle de terre, sans pierre tombale, avec juste une plante...
A l'heure des conflits avec les parents, des interrogations sur mon parcours scolaires et des premières questions existentielles tu m'as manquée, énormément...J'ai quand même mené ma barque, mais sans doute que ton soutien d'adulte bienveillante aurait un peu changé ma vie. Je suis heureuse de t'avoir connue, et je pense souvent à toi.
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