Show must go on
On fera avec de Manu Larcenet, c'est un peu Extension du domaine de la lutte version BD, un texte qui résonne pour moi comme un manifeste sur l'écrasement qu'on ressent face aux difficultés de la vie : c'est dur, c'est pénible, on n'en peut plus, on n'arrête pas de se poser des questions, d'essayer de s'améliorer, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de se démener comme ça pour des résultats si médiocres ? Enfin bref, c'est pas du pouët-pouët mais c'est très chouette.

Je ne veux convaincre personne, je veux bien croire que la vie ça peut être bien, même que la vie est peut-être belle, alors c'est presqu'à genoux que je demande aux optimistes de ne pas me faire de leçons, de ne pas m'infliger de grandes phrases toutes faites...personne ne peut se comparer à personne, personne n'a le même jeu de cartes en main...On fait avec ce lui qu'on a.
Pour les pessimistes ou les optimistes intéressés, voici quelques morceaux choisis :

Je ne veux convaincre personne, je veux bien croire que la vie ça peut être bien, même que la vie est peut-être belle, alors c'est presqu'à genoux que je demande aux optimistes de ne pas me faire de leçons, de ne pas m'infliger de grandes phrases toutes faites...personne ne peut se comparer à personne, personne n'a le même jeu de cartes en main...On fait avec ce lui qu'on a.
Pour les pessimistes ou les optimistes intéressés, voici quelques morceaux choisis :
" Globalement on passe une grande partie de sa vie à souffrir...la souffrance du corps, celle de l'esprit...c'est vrai qu'il y a aussi des moments magiques. Certains instants où on se sent étrangement plus proche de soi et de l'univers...mais quand même, on doit toujours tout payer par la souffrance."
"Il me reste beaucoup de proches à voir mourir...Tellement de coups à recevoir en plein visage...de déceptions, d'espoirs irréalisables, de tortures quotidiennes...C'est incroyable ce qu'il me reste à souffrir avant de mourir à mon tour ! Pourvu que la réincarnation n'existe pas..."
"Je ne me rappelle jamais de mes rêves. Mais je sais qu'ils sont peuplés des mêmes monstres que ceux de mon enfance. Le sommeil semble me ramener sans cesse à l'enfance. Comme s'il y avait là quelque chose d'important à se souvenir. Quelque chose que j'aurais loupé à l'époque et qui me manquerait cruellement aujourd'hui."
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