La fièvre dans le sang
Journée mondiale contre le SIDA. Un projet avait germé dès le printemps dans ma tête alors encore un peu effervescente. Un projet de solidarité, de visibilité. Drôle d'impression hier en plein centre ville de le voir mis à l'oeuvre, par d'autres, d'autres moins regardants et plus persévérants que moi. Fière malgré tout. Fière de celle que j'ai été. Pas mal de certains et quelques certaines savent bien dire dans des discussions, des livres, des films tout ce qu'ils ont fait, leurs combats, leur oeuvre. Moi je sais pas me raconter, et on est combien comme ça, militant-e-s de l'ombre, modestes, parce qu'on y croyait vraiment, qu'on (se) faisait du bien avec conviction, sans se faire mousser, pendant que d'autres se tirent des gloires avec de l'esbrouffe...
Enfin, tout ça c'est entre parenthèses pour l'instant, même si ça fait plaisir de voir les fruits de ce que j'ai pu semer au temps de l'énergie, de la fièvre dans le sang. Aujourd'hui je ne suis pas plus triste qu'avant, c'est juste que ma colère s'efface de plus en plus souvent, au profit de ma mélancolie. Pour sûr c'était mon moteur la colère, car là j'avance plus, je végète, et des idées brillantes comme celle pour le 1er décembre je ne suis pas près d'en avoir de sitôt. Tant pis, c'est pas pour tout de suite que j'échangerai mon calme relatif contre de l'agitation toxique. C'est mon tour de squatter le canapé, de regarder des conneries à la télé, de faire des nuits de 12h, de passer trop de temps au travail...Militer à temps plein ou regarder Plus Belle la Vie ça reste des moyens de s'abrutir et d'attendre que la vie passe...
Pour en revenir au 1er décembre et à une autre fièvre dans le sang, je viens seulement de voir que Fabrice Neaud avait sorti une BD, Alex et la vie d'après, sur la vie d'un jeune gay qui vient d'apprendre sa séropositivité. Je n'ai pas encore lu, e scenario n'est pas de lui, mais je suis sûre que c'est chouette.
Enfin, tout ça c'est entre parenthèses pour l'instant, même si ça fait plaisir de voir les fruits de ce que j'ai pu semer au temps de l'énergie, de la fièvre dans le sang. Aujourd'hui je ne suis pas plus triste qu'avant, c'est juste que ma colère s'efface de plus en plus souvent, au profit de ma mélancolie. Pour sûr c'était mon moteur la colère, car là j'avance plus, je végète, et des idées brillantes comme celle pour le 1er décembre je ne suis pas près d'en avoir de sitôt. Tant pis, c'est pas pour tout de suite que j'échangerai mon calme relatif contre de l'agitation toxique. C'est mon tour de squatter le canapé, de regarder des conneries à la télé, de faire des nuits de 12h, de passer trop de temps au travail...Militer à temps plein ou regarder Plus Belle la Vie ça reste des moyens de s'abrutir et d'attendre que la vie passe...
Pour en revenir au 1er décembre et à une autre fièvre dans le sang, je viens seulement de voir que Fabrice Neaud avait sorti une BD, Alex et la vie d'après, sur la vie d'un jeune gay qui vient d'apprendre sa séropositivité. Je n'ai pas encore lu, e scenario n'est pas de lui, mais je suis sûre que c'est chouette.
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