Fuyons
Un à un je quitte mes engagements militants...j'ai même réussi à dire à mes camarades moustachus que j'arrêtais mon mi-temps syndical qu'était pas du tout thérapeutique ! Mais dès que je l'ai craché, plutôt que dit, la boule qui m'obstruait la gorge depuis plusieurs jours est partie...Merci à mon psy que j'ai tenu 2 séances avec ça et merci à mes ami-e-s que j'emmerde avec ça depuis des mois. Faudra quand même que je travaille sur ce fait bizarre : je n'arrive pas à dire des choses décevantes aux personnes dont je suis ou me sens sous l'autorité.
Fini aussi Mix-Cité ! Le temps de rupture aura duré presqu'un an : je pars un peu, je vais plus en réunions, je participe de mois en moins aux actions, je donne de moins en moins mon avis...je pars, enfin, comme d'autres avant moi.
Je croyais avoir transmis tout le matos et toutes les archives de l'asso, mais au fur et à mesure que je démonte les piles de bordel chez moi il en ressurgit encore et encore : pas facile de détricoter la vie de l'asso de ma vie perso tellement j'ai fait partie de Mix-Cité et tellement Mix-Cité a fait partie de moi...Cette aventure a changé ma vie, j'y ai appris le B A ba militant : coller des affiches, faire un tract, retourner la ville pour trouver un mégaphone et oser s'y égosiller en manif...et puis aussi l'élaboration collective, le partage d'expériences, la prise de parole en public...et puis bien sûr le féminisme, la libération ! Ah c'était bien, mais les ami-e-s du début sont parti-e-s, et puis je n'ai plus retrouvé de connivence militante avec les nouvelles et nouveaux.
D'ailleurs de la connivence militante je n'en trouve plus nulle part, je n'ai plus ni énergie ni patience...Sarkozy m'a tuer...