Dans ma rue
Ca y est, la ville ressuscite de ses Pâques aoutiennes : hier en remontant le centre-ville j'ai bien croisé 5 ou 6 personnes de ma connaissance. Mais au lieu de me donner de la joie au coeur, ça m'a plutôt déprimé : ces personnes n'étaient que de vagues connaissances, des potes de potes, des militant-e-s avec lesquel-le-s on a rien de plus à se dire que "Salut ! ça va ?"...J'ai même croisé mon dragueur de bibliothèque ! A lui comme aux autres j'ai fait comme si je l'avais pas vu, genre je regarde au loin, j'écoute mon répondeur, j'accélère le pas...Et je me suis repris dans la gueule tout ce qui participe à mon dégoût grandissant de cette ville : je n'y ai plus beaucoup d'ami-e-s mais plutôt des vagues connaissances...Connaissances, drôle de terme pour parler de personnes que je connais mal et qui me connaissent si peu...
Dans Cosmofobia Lucia Etxeberria raconte un peu ça, mais à l'échelle d'un quartier de Madrid : à Lavapiès, tout le monde se croise, ou s'est croisé et désormais s'évite ou prend le courage de s'affronter et d'affronter son passé. Tout se passe dans la rue, ou au bar La Taverne Illuminée tenu par le sublime Jamal (personnage qui est dans la plupart des histoires)...ou encore au lit. Vraiment Exteberria est une de mes auteures préférées pour trouver du réconfort : comme dans ma vie ya des filles hétéros célibataires, des hommes avec qui elles se brisent le coeur, pas mal de gays, de lesbiennes, de bis et aussi des Arabes et des noir-e-s, dans cet ordre ou un autre. Tous et toutes se cotoient et vivent ensemble sans que ça en fasse tout un plat sur une quelconque tolérance ou ouverture d'esprit, c'est juste que c'est la vie...

D'Etxeberria j'avais tout adoré, sauf son recueil de nouvelles Aime-moi, por favor (mise à part la nouvelle Sans terre, qui parle très bien de la lutte des Saharaouis au sud du Maroc et qui sort du registre habituel de l'auteure)...Je ne pouvais pas mieux m'égayer ces temps de petite solitude qu'avec Cosmofobia : comme les films de ce genre, j'adore les romans "choral", et celui ci est particulièrement réussi. J'imagine complètement l'effervescence qu'a dû produire la création et la mise en place d'un tel microcosme où l'amie d'enfance d'une telle est la patronne d'une autre qui a des vues sur l'ex-amant de la dite une-telle...Dans Cosmofobia malgré les coups durs, les désillusions, les ruptures, les deuils, les passages à vide, les dépressions, les personnages réussissent à garder courage, et grâce au temps, se relèvent. Sans doute grâce aussi à leurs amitiés, car souvent elles sont profondes, et j'ai ressenti beaucoup d'envie à l'encontre des personnages qui sont entouré-e-s, qui vont boire des verres avec leurs ami-e-s tellement simplement car ils habitent le même quartier...peut-être faudrait-il que je déploie plus d'énergie à transformer mes vagues connaissances en ami-e-s locaux et locales? Je le fais poutant déjà, mais ça porte peu de fruits : soit il n'y a pas le déclic amical avec les personnes (manque d'humour, de finesse, de connexion) ; soit les personnes que j'aimerais investir se montrent peu disponibles, car des ami-e-s elles en ont déjà...Heureusement plus que jamais il y a les livres!..
Dans Cosmofobia Lucia Etxeberria raconte un peu ça, mais à l'échelle d'un quartier de Madrid : à Lavapiès, tout le monde se croise, ou s'est croisé et désormais s'évite ou prend le courage de s'affronter et d'affronter son passé. Tout se passe dans la rue, ou au bar La Taverne Illuminée tenu par le sublime Jamal (personnage qui est dans la plupart des histoires)...ou encore au lit. Vraiment Exteberria est une de mes auteures préférées pour trouver du réconfort : comme dans ma vie ya des filles hétéros célibataires, des hommes avec qui elles se brisent le coeur, pas mal de gays, de lesbiennes, de bis et aussi des Arabes et des noir-e-s, dans cet ordre ou un autre. Tous et toutes se cotoient et vivent ensemble sans que ça en fasse tout un plat sur une quelconque tolérance ou ouverture d'esprit, c'est juste que c'est la vie...

D'Etxeberria j'avais tout adoré, sauf son recueil de nouvelles Aime-moi, por favor (mise à part la nouvelle Sans terre, qui parle très bien de la lutte des Saharaouis au sud du Maroc et qui sort du registre habituel de l'auteure)...Je ne pouvais pas mieux m'égayer ces temps de petite solitude qu'avec Cosmofobia : comme les films de ce genre, j'adore les romans "choral", et celui ci est particulièrement réussi. J'imagine complètement l'effervescence qu'a dû produire la création et la mise en place d'un tel microcosme où l'amie d'enfance d'une telle est la patronne d'une autre qui a des vues sur l'ex-amant de la dite une-telle...Dans Cosmofobia malgré les coups durs, les désillusions, les ruptures, les deuils, les passages à vide, les dépressions, les personnages réussissent à garder courage, et grâce au temps, se relèvent. Sans doute grâce aussi à leurs amitiés, car souvent elles sont profondes, et j'ai ressenti beaucoup d'envie à l'encontre des personnages qui sont entouré-e-s, qui vont boire des verres avec leurs ami-e-s tellement simplement car ils habitent le même quartier...peut-être faudrait-il que je déploie plus d'énergie à transformer mes vagues connaissances en ami-e-s locaux et locales? Je le fais poutant déjà, mais ça porte peu de fruits : soit il n'y a pas le déclic amical avec les personnes (manque d'humour, de finesse, de connexion) ; soit les personnes que j'aimerais investir se montrent peu disponibles, car des ami-e-s elles en ont déjà...Heureusement plus que jamais il y a les livres!..
Publicité