Le moustique

Publié le par Free Wheel

Une simple piqure de moustique qui se transforme en plaie suintante. Un léger décalage horaire de sommeil qui met dans le gaz toute la journée. Une petite contrariété qui s'exprime dans la plus grande fureur. Une déception qui entraine des torrents de larmes. Je suis tellement fatiguée de cette disproportion en moi.



Version myope en attendant mieux "Je suis épuisée. Le moindre effort me semble ENORME." Extrait de la "bande dessinée un peu spéciale de Catherine Lepage intitulée "12 mois sans intérêt - Journal d'une dépression" (on en parle très bien ici). Pour l'auteure ça a commencé par l'installation d'une angoisse. Alors que je m'effondrai devant lui il y a bientôt deux semaines, je lâchai le mot "angoissée" à mon psy. Ca l'a enfin fait sortir de sa réserve : "Ah, vous ne m'avez jamais parlé de vos angoisses!" Ah?....c'est justement que mes réactions disproportionnées doivent les cacher, y compris à moi-même. J'entends plutôt les voix extérieures et intérieures me dirent que je suis une vilaine fille de me mettre dans cet état, et les raisons de cet état passent à la trappe...Mais comme la France de Roger Gicquel j'ai peur. D'être abandonnée, délaissée, pas prise en compte, retrouvée morte chez moi après 15 jours sans nouvelles, déjà à moitié pourrie. Pourtant j'ai beau creuser dans ma mémoire, aucun souvenir d'avoir été oubliée sur une aire d'autoroute ou à la caisse principale de Rallye...Je creuse et je m'enfonce, il doit bien y avoir un fond du trou...
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Publié dans Cet air étrange

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