Jeudi 31 décembre 2009
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C'est marrant, comme ya 2 ou 3 ans à la même période on a croisé Dominique A à Rennes...faut croire
qu'il passe ses réveillons du 31 décembre avec Yann Tiersen ou Olivier Mellano ! Ce matin c'était moins marrant : à l'incinération d'un copain j'ai vécu une variante de la chanson Manset de Dominique A...Depuis le pupitre près du cercueil la soeur du copain a commencé à dire ses 4
vérités à leur mère maltraitante, assise au premier rang...J'étais bien soulagée d'être assise au dernier pour pouvoir m'échapper de ce réglement de comptes à OK Corral. Les enfants avaient beau
être devenus grands, leur souffrance n'avait pu s'apaiser, lui dans le cercueil et elle sur l'estrade criant sa douleur...C'est irréparable les blessures de l'enfance...Alors merde, vivre avec
c'est impossible mais faire la paix c'est si difficile et ça prend la tête tout la vie ?
Depuis le crématorium de ce matin jusqu'à la fête de ce soir c'est deux journées pour le prix d'une, comme cette année j'en ai eu deux pour le prix d'une : la mort pour commencer et la vie pour
continuer. En juin je voulais être morte et depuis quelques mois la vie m'occupe et me remplit au point que je me demande si je vais en avoir assez pour mener à bien tous mes projets...C'est
comme si j'avais survécu à moi-même. Oh ce n'est pas simple et ne le sera jamais : pour chaque moment de plaisir la lutte
est âpre...Je remercie les quelques ami-e-s qui m'ont accompagnée ces deux dernières années, chacun-e à leur manière : j'ai été très heureuse de voir certain-e-s d'entre vous ces derniers jours.
Chers oiseaux de passage, on n'est pas du genre à se faciliter l'existence mais nous pouvons être fier-e-s et je nous souhaite de bonnes et belles choses pour 2010.
Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.
Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,
Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.
Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.
Par Free Wheel
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Publié dans : Un nuevo dia brillara
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Mercredi 30 décembre 2009
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Ya quelques jours je me suis retrouvée dans un gymnase...crissements des baskets sur le sol, coups de sifflet, chutes des corps sur les matelas : ça faisait
remonter d'assez mauvais souvenirs...heureusement j'y allais pour un spectacle très drôle de la compagnie 26 000 couverts : le grand championnat du n'importe quoi !
Et à celles et ceux qui comme moi n'en font pas (du sport) mais que ça intéresse d'en parler (de la politique) je recommande chaudement la lecture de l'ouvrage collectif La politique par le
sport, dirigé par François Bégaudeau. A ses côtés on retrouve un peu la même équipe que pour Une chic fille, notamment Joy Sorman, dont je ne suis pas peu fière
que la signature orne la première page du livre, dans une dédicace qui il est vrai ne m'est pas adressée : merci à Philippe en tout cas de s'être délesté de son exemplaire à Gibert, il est très
bien dans ma bilbliothèque...
Après avoir étudié les intrusions du sport dans la politique et surtout de la politique dans le sport ("David Douillet baise la main qui l'a nourri", "Maradona toujours le poing levé", "La FIFA
plus forte que le FMI", les auteur-e-s se posent la cruciale question : le sport est-il de droite ou de gauche ? D'un côté la compétition, de l'autre l'esprit d'équipe...En fait on s'en
fout, et les auteur-e-s aussi s'en foutent, mais ce que j'ai beaucoup apprécié c'est l'énergie et l'humour développés dans les petits essais qui se succèdent : "Le rugby est-il collabo ?",
"L'idéologie classe moyenne du judo", "Le canoë, sport de jaunes" pour convaincre les lectrices et les lecteurs de leur point de vue...en pleine ambiance xénophobe (débats sur l'identité nationale, sur la burqa) ça fait du bien de se prendre la tête avec brio sur des sujets futiles...
Par Free Wheel
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Publié dans : Fan
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Vendredi 25 décembre 2009
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Noël et toute sa charge de culpabilité...
Malgré mes finances en berne la culpabilité m'a poussée à me démener un peu pour les cadeaux et à avoir des attentions particulières. Toute l'année je me plains de ma famille mais n'empêche qu'au
pied du mur, ou du sapin, au dernier moment je tente quand même le coup de mettre autre chose que du matériel dans les cadeaux que j'offre...Les autres se sont contentés de chocolats de
supermarché et d'un chèque, des valeurs sans risques et sans engagement, dont je vais faire bon usage il est vrai...
Mais sans le savoir ma soeur et mon frère m'ont quand même fait de chouettes cadeaux qui atténuent ma culpabilité de fille aînée qui vit hors de la normalité : la première est enceinte et
le second va faire un mariage vendéen avec danse de la brioche !
Par Free Wheel
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Publié dans : You know that I'm no good
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Lundi 7 décembre 2009
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18:00
Si les femmes me manquent ? Vu l'effet que me font ta conversation et tes yeux je crois bien que
oui. Aïe.
Par Free Wheel
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Publié dans : Je suis libertine
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Mercredi 11 novembre 2009
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22:15
L'Allemagne et la paix en Europe sont à l'honneur en ce début de semaine, j'ai envie d'y apporter
ma petite contribution :
Danke schön Ria Bartok ! Ca n'a pas de bon sens, mais je craque complètement sur les
sixties girls et leur mièvrerie....
Par Free Wheel
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Publié dans : Fan
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Mardi 10 novembre 2009
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18:45
Je sais pas ce qu'on a fait au Bon Dieu dans cette maison mais on fait sacrément chauffer la carte vitale depuis septembre alors à celui ou celles ou ceux qui nous
ont mis l'oeil là, je vous demande de vous arrêter !
Par Free Wheel
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Publié dans : Cet air étrange
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Jeudi 5 novembre 2009
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19:59
"Que chaque immigré puisse contribuer à l’enrichissement de notre culture et de notre histoire, comme la
découverte des masques africains ou des estampes japonaises a pu influencer l’évolution de notre peinture, est une évidence qui ne mérite pas qu’on s’y attarde."
(Christian Vanneste, extrait de la contribution du jour sur le site internet du débat sur l'identité nationale.)
Il n'en rate pas une ce Christian Vanneste : homos, immigrés, ça fuse de tous les côtés ! C'est vrai que j'aime beaucoup les masques que portent les Africain-e-s que
je croise en ville, je trouve que ça leur va bien...
Mais allons donc plus loin comme nous y sommes invité-e-s...et marrons, arf arf pouët pouët !!
Allez, une petite pour les femmes :
Quelles sont les valeurs de l’identité nationale ?
- Les droits de l’Homme ?
- La démocratie ?
- La République ?
- La liberté ?
- L’égalité ?
- La fraternité ?
- La laïcité ?
- L’égalité homme-femme ? c'est vrai que tout va très bien !
- La solidarité nationale ?
- Les services publics ?
Et paf, une autre pour les arabes :
Identité nationale et communautarisme.
- Quels sont les différents types de communautarisme : ethnique, racial, religieux, culturel,
social ?
- Les valeurs de l’identité nationale sont-elle compatibles avec le communautarisme ?
- Quel équilibre peut être trouvé entre revendication identitaire (religieuse, régionale, ethnique)
et appartenance à la communauté nationale ?
- Les signes ostentatoires d’appartenance religieuse sont-ils compatibles avec les valeurs de
l’identité nationale ? Dans quelle mesure ? La République doit-elle aller plus loin dans la lutte
contre le communautarisme ?
- Les atteintes à l’égalité entre hommes et femmes sont-elles compatibles avec les valeurs de
l’identité nationale ?
Bim, une pour les gauchistes :
Comment la communauté nationale, dans sa diversité, peut-elle se reconnaître un passé
assumé ?
- Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains
intellectuels, sociologues ou historiens ?
- Est-il désormais impossible ou inutile de parler de nation, de patrie, d’identité nationale ?
- Comment la communauté nationale peut-elle se prémunir contre toute dérive nationaliste ?
- Est-il envisageable de construire un regard partagé sur les événements les plus
problématiques de notre histoire ?
- L’Etat est-il allé au bout de la démarche entreprise concernant le souvenir des barbaries
commises durant la Seconde Guerre mondiale et dans les camps d’extermination, de la
colonisation, de la traite des esclaves ?
- Peut-on se passer d’une histoire commune pour construire un avenir commun ?
Et voilà le programme pour l'avenir :
Réaffirmer la fierté d’être Français
- Mettre en place dans l’ensemble des 100 préfectures et 350 sous-préfectures des cycles
d’instruction civique, ouverts à tous : Elèves et parents d’élèves, associations, centres de
loisir,…
- Donner à tous les enfants de France l’occasion de chanter au moins une fois par an la
Marseillaise.
- Faire participer l’ensemble des forces vives de la Nation à la fête nationale du 14 juillet.
- Accroître la place des symboles de la République (drapeau, Marianne) dans l’ensemble des
édifices publics.
Rire ou pleurer ? Je me dis souvent qu'en Europe il y a seulement l'Italie qui est pire que la France, mais en fait on s'en rapproche très très vite. Au secours !!
Par Free Wheel
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Publié dans : Killing an Arab
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Lundi 2 novembre 2009
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11:01
J'étais convaincue d'avance, et mes a priori positifs n'ont fait que se confirmer : le Nord j'adore !
Je serai même à deux doigts de me mettre à la bière ! La frite c'est la fête !
Je me plains, je me trouve nulle, pas à ma place, inadaptée à la vie, mais ce goût du "voyage" et des autres, depuis Marseille
jusqu'à Lille et Bruxelles, et cette joie de voir des belles choses et de passer des bons moments avec des belles personnes ça m'aide à tenir et même parfois à trouver que la vie est
chouette...
Par Free Wheel
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Publié dans : Voyage voyage
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Dimanche 25 octobre 2009
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Bien triste nouvelle pour les féministes : la réalisatrice Carole Roussopoulos est décédée jeudi. J'ai vu
"Debout !" une quinzaine de fois, et à chaque fois ça me bouleverse. J'ai un gros faible pour la belle dame brune aux yeux bleus façon Anne
Sinclair et qui parle avec une voix si douce de son engagement féministe.
Tout aussi discréditée que l'histoire des femmes, l'histoire du féminisme ne se fera par personne d'autres que nous, et en ce sens Carole Roussopoulos a été une pionnière, via la vidéo. A nous de
prendre sa suite.
Carole Roussopoulos, née de Kalbermatten, réalisatrice pionnière de la vidéo et militante féministe, est décédée le 22 octobre, chez elle à Molignon, dans son Valais
natal, à l'âge de 64 ans, des suites d'un cancer.
Née le 25 mai 1945 à Lausanne, Carole Roussopoulos passe son enfance à Sion et s’installe à Paris en 1967. Deux ans plus tard, sur les conseils de son ami l'écrivain Jean Genet, alors qu'elle
vient d’être licenciée par le journal Vogue où elle travaillait, elle achète l’une des premières caméras vidéo portables vendues en France, le fameux « Portapack » de Sony. Avec son compagnon
Paul Roussopoulos, elle fonde le premier collectif de vidéo militante, baptisé « Vidéo Out », et dès lors ne cesse de donner la parole aux « sans-voix », opprimé·es et exclu·es : « La vidéo
portable permettait de donner la parole aux gens directement concernés, qui n’étaient donc pas obligés de passer à la moulinette des journalistes et des médias, et qui pouvaient faire leur propre
information. »
Le militantisme vidéo de Carole Roussopoulos s'inscrit dans le courant de contestation culturelle issu de mai 68.
Tout au long de la décennie 70, dotée d'un sens aigu de l'Histoire, elle accompagne les grandes luttes qui lui sont
contemporaines, livre une critique des médias, dévoile les oppressions et les répressions, documente les contre-
attaques et les prises de conscience. Caméra au poing, Carole Roussopoulos soutient les luttes ouvrières (conflits
Lip), anti-impérialistes (Palestinien·nes, Blanck Panthers et autres mouvements de libération), homosexuelles (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire) et surtout féministes : les combats en
faveur de l’avortement et de la contraception libre et gratuite dès 1971, les luttes des prostituées de Lyon en 1975, celles contre le viol, la lutte des femmes à Chypre et dans l’Espagne
franquiste. Carole Roussopoulos explore les immenses possibilités
offertes par la vidéo, nouvel outil sans passé ni école, que les femmes s'approprient à la même époque partout dans le monde, et qui permet une agitation directe sur le terrain. Ses bandes,
toujours conçues comme des supports à débats, elle les diffuse sur les marchés, avec la chanteuse Brigitte Fontaine et l'accordéoniste Julie Dassin, avant que ne soit créé le collectif de
distribution « Mon œil ».
Entre 1973 et 1976, Carole Roussopoulos enseigne la vidéo à la toute nouvelle Université de Vincennes. En 1982, elle fonde, avec l’actrice Delphine Seyrig et Ioana Wieder, le Centre audiovisuel
Simone de Beauvoir, premier centre de production et d'archivage de documents audiovisuels consacrés aux femmes créé grâce au soutien financier du Ministère des droits de la femme d'Yvette Roudy.
Elle y réalise de nombreux documentaires sur l’éducation non sexiste, les femmes immigrées, des métiers féminins méconnus ou non reconnus, comme celui d'agricultrice, et tourne des portraits de
féministes. À partir de 1984, au sein de Vidéo Out, transformé en SARL, elle poursuit son exploration de sujets ignorés (pauvreté extrême, sans-abris, toxicomanie, prisons, mort des malades) et
commence sa série sur l’inceste, « le tabou des tabous ».
Entre 1986 et 1994 à Paris, prenant la suite de Frédéric Mitterand, Carole Roussopoulos dirige et anime le cinéma
d’art et d’essai « L’Entrepôt », espace culturel regroupant trois salles, une librairie et un restaurant. En 1995, elle revient vivre en Suisse, à Sion, et continue d'y travailler comme
réalisatrice, défricheuse de terrains négligés : violences faites aux femmes, viol conjugal, combat des lesbiennes, excision, études sur le genre, mais aussi personnes âgées, dons d’organes,
soins palliatifs, handicap. « Le moteur de ma révolte, et donc le moteur de cette énergie que je déploie encore aujourd’hui pour dénoncer les injustices, c’est tout simplement [mon intolérance
pour] le manque de respect à l’égard des autres », expliquait récemment celle qui aimait à se comparer à la figure de passeuse au volley ball (« tu prends la balle et tu la passes »).
En 1999, elle réalise Debout ! Une histoire du Mouvement de libération des femmes (1970-1980), un long-métrage documentaire qui alterne images d'archives et entretiens avec les femmes qui ont
créé et porté le mouvement en France et en Suisse. Le film rend hommage à leur intelligence, leur audace et leur humour et a enthousiasmé les jeunes féministes : « Les vidéos montrent les yeux
qui brillent encore aujourd’hui, trente ans après. Le rôle des images dans la transmission est donc décisif, elles permettent de casser les clichés », soulignait Carole Roussopoulos. C'est avec
le même souci de transmettre une histoire méconnue et souvent falsifiée, qu'elle s'était récemment engagée dans le projet « Témoigner pour le féminisme », mis en place par l’association Archives
du Féminisme (France) en partenariat avec le LIEGE (Laboratoire Interuniversitaire en Études Genre de l'Université de Lausanne) et l'Espace Femmes International (Genève), et qui entend répondre à
l’urgence de sauvegarder la mémoire des luttes féministes passées et actuelles.
Carole Roussopoulos a réalisé et monté plus de cent-vingt documentaires, toujours dans une perspective féministe et humaniste, mue par la volonté constante de « faire comprendre que c’est un
grand bonheur et une grande rigolade de se battre ! Nous avons toutes à gagner de lever la tête, tout le monde, tous les opprimés de la terre ».
Dès 2004, la Cinémathèque française a rendu un vibrant hommage à cette « géante du documentaire politique à l'instar de Joris Ivens, René Vautier, Chris Marker ou Robert Kramer », selon la
formule de Nicole Brenez. Ces dernières années, le travail vidéo de Carole Roussopoulos a ainsi fait l'objet de programmations dans le monde entier : aux festivals de La Rochelle, Nyon (Suisse),
Trieste (Italie), à la Tate Modern de Londres, ou encore en Turquie et au Québec.
En 2001, Carole Roussopoulos a été nommée Chevalière de la Légion d’honneur et en 2004, elle a été lauréate du Prix de la ville de Sion. Le 9 octobre 2009, elle a reçu le prestigieux Prix
culturel du canton du Valais pour l'ensemble de son œuvre. Une œuvre actuellement conservée à la Médiathèque de Martigny en Suisse, mais également archivée à la Bibliothèque nationale de France à
Paris et qui n'a pas cessé de susciter notre intérêt et notre admiration.
Parmi les nombreux films réalisés par Carole Roussopoulos, citons :
Genet parle d'Angela Davis (1970)
Le F.H.A.R. (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire) (1971)
Y a qu'à pas baiser ! (1971-1973)
Lip : Monique (1973)
Les Prostituées de Lyon parlent (1975)
S.C.U.M. Manifesto (1976)
Maso et miso vont en bateau (1976)
Le Viol : Anne, Corinne, Annie, Brigitte, Josyane, Monique et les autres... (1978)
Profession : agricultrice (1982)
La Mort n'a pas voulu de moi : Portrait de Lotte Eisner (1984)
Les Clés de Mauzac (1987)
L'Inceste, la conspiration des oreilles bouchées (1988)
Les Hommes invisibles (1993)
Debout ! Une histoire du Mouvement de libération des femmes (1970-1980) (1999)
Donner c'est aimer (2002)
Vieillir en liberté (2002)
Viol conjugal, viol à domicile (2003)
Il faut parler : Portrait de Ruth Fayon (2003)
Le Jardin de Lalia : des microcrédits pour les femmes maliennes (2004)
Des fleurs pour Simone de Beauvoir (2005)
Les Années volées (2005)
Sans voix... mais entendus ! Un hommage aux soins palliatifs (2006)
Pour vous les filles ! (2006)
Je suis un être humain comme les autres (2006)
Femmes mutilées, plus jamais ! (2007)
Mariages forcés, plus jamais ! (2008)
Ainsi va la vie. Cancer : de la peur à l'espoir (2009)
Pramont : une deuxième chance (2009)
Delphine Seyrig : un portrait (2009)
Carole Roussopoulos a récemment accordé un long entretien à Hélène Fleckinger pour la revue Nouvelles Questions Féministes (volume 38, n°1, 2009, p. 98-118).
Un coffret DVD, accompagné d'un livre et comportant une sélection de vidéos tournées dans les années 70, sortira chez Métis Presse (Genève) en 2010.
Par Free Wheel
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Publié dans : Fan
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Samedi 17 octobre 2009
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A l'heure où mes soeurs défilent à Paris un peu trop pour la laïcité et contre les intégristes de tout
poualle à mon goût, j'ai quand même un peu envie de les soutenir et surtout de rigoler, car il est bon de rire parfois : c'est ici.
Par Free Wheel
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Publié dans : Debout debout!
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